Effraie des clochers

JPEG - 26.2 ko
Effraie des clochers

Étude et protection de l’Effraie des clochers

Préambule

L’Effraie des clochers fréquente les villages, les hameaux, les fermes isolées. Elle est très liée à l’habitat humain agricole et à ses milieux ouverts. Elle trouve dans les prairies et dans les cultures les petits rongeurs qui constituent l’essentiel de son régime alimentaire, tout particulièrement le Campagnol des champs. Musaraignes, grenouilles et petits oiseaux (surtout l’hiver) complètent le menu.


Elle est la seule espèce nocturne à entreprendre régulièrement (une fois tous les 4 ans en moyenne) deux reproductions la même année quand les campagnols pullulent. De 4 à 8 œufs sont couvés sur 32 jours. Les jeunes séjournent longtemps au site de nid (près de 2 mois), d’autant plus longtemps que le site est vaste (clocher, pigeonnier, grenier, …)


Trop de menaces ne permettent pas à l’Effraie de maintenir ses effectifs : raréfaction des sites de reproduction, mortalité routière, diminution de l’élevage et des prairies, hivers rigoureux…

Il faut absolument aider l’Effraie. Étudiée depuis 1971 en Bourgogne, nous avons mis à sa disposition plusieurs centaines de nichoirs. Cela suffit dans certaines zones (Auxois, Vingeanne en Côte d’or) mais il en manque ailleurs.


Etude

La zone d’étude actuelle s’étend à l’est sur la vallée de la Vingeanne, à l’ouest sur l’Auxois et au nord sur le Châtillonnais. Les sites de reproduction suivis sont constitués d’un tiers de sites « naturels » (principalement des clochers) et de deux tiers de sites artificiels (nichoirs placés chez des particuliers). L’ensemble représente 400 sites.


Il s’agit de la seule étude à grande échelle menée sur l’Effraie en France dans le cadre d’un programme de recherche du CRBPO.


La protection de l’Effraie tient une part importante dans notre suivi avec la pose de plusieurs centaines de nichoirs à partir de 1998. La mise en place de sites artificiels permet de compenser la disparition de sites naturels (engrillagement de clochers, fermeture de combles de greniers, effondrement de pigeonniers, disparition progressive du bâti ancien).



Crédit photo : Martine DESBUREAUX


Articles publiés dans cette rubrique

mardi 3 juin 2014
par rédacteur

Rapaces nocturnes 2013

Les rapports Hulotte et Effraie ayant fusionné, vous trouverez le rapport ’rapaces nocturnes’ à la rubrique ’Chouette hulotte’.
mardi 16 avril 2013
par rédacteur

Effraie des clochers - Bilan 2012

Résumé : En 2012, 397 sites ont été visités : 80 sites "naturels" (clochers) et 317 nichoirs. Parmi eux, 292 ont été occupés par l’Effraie, soit une proportion de 75 %, et 69 % ont accueilli au moins une couvée. Cette proportion est la plus forte enregistrée depuis l’installation des nichoirs en (...)
jeudi 10 mai 2012
par rédacteur

Effraie des clochers - Bilan 2011

Marquage des plumes d’un adulte pour suivre le déroulement de la mue ©Sylvie CAUX (La Choue) Résumé 376 sites visités dont 306 nichoirs. 207 occupés par l’Effraie = 55.1% (65% les bonnes années). 227 adultes capturés, dont 115 déjà bagués. 189 reproductions tentées, 702 jeunes bagués, 84.8% de (...)
mardi 5 avril 2011
par rédacteur

Effraie des clochers - Bilan 2010

Lecture de la mue sur une Effraie adulte Résumé Une année 2010 plutôt assez satisfaisante (13 sur 20). 366 sites visités dont 296 nichoirs. 201 occupés par l’Effraie = 54.9% de taux d'occupation (65% les bonnes années). 187 adultes capturés, dont 101 déjà (...)